1928 AMSTERDAM - jeux olympiques
Pour la première fois apparition des gymnastes féminines dans une compétition internationale. Cinq nations sont présentes. Les gymnastes, en jupe courte, doivent exécuter des exercices d'ensemble au sol et aux agrès.
1934 BUDAPEST - championnats du monde
Lors de cette première participation aux championnats du monde (la 10ème pour les hommes), les gymnastes présentent un exercice d'ensemble au sol, un exercice à la poutre, un aux barres parallèles, un saut, ainsi que trois épreuves athlétiques : une course de 60m, un saut en longueur, un lancer de javelot.
C'est également l'arrivée des premiers shorts ainsi que des tapis de réception qui remplacent le sable. (ça a vraiment du bon cette évolution, n'est-ce pas les filles ;o) )
Un exploit : le premier grand écart sur la poutre réalisé par la Hongroise Gabi Mesjaros.
1936 BERLIN - jeux olympiques
Apparition des barres asymétriques, qui ne sont en fait que des barres parallèles dont l'une a été montée. En imposé, les asymétriques sont obligatoires. Par contre, en libre, les gymnastes ont le choix entre barres asymétriques et barres parallèles.
1938 PRAGUE - championnats du monde
Les barres parallèles disparaissent définitivement au profit des barres asymétriques, et les anneaux balançants font leur apparition.
1948 LONDRES - jeux olympiques
De nombreuses innovations marquent ces Jeux, qui se déroulent pour la première fois en salle. Tout d'abord la poutre prend sa largeur actuelle : 10 cm (pour le plaisir de toutes héhé).
Ensuite le sol passe à 10 m sur 10 m.
Enfin, info mode (hihi), les premiers justaucorps débarquent ... attention attention ... à manches courtes (bon ça, ça va hein!), en tissu épais (ma fois hein) avec une petite ceinture à la taille (mais comme ça devait être tout joli ça).
1950 BÂLE - Championnats du monde
Les anneaux balançants figurent pour la dernière fois au programme compétitif.
1954 ROME - championnats du monde
Disparition des épreuves d'athlétisme dans les programmes de gymnastique.
1956 MELBOURNE - jeux olympiques
Les équipes sont constituées de six gymnastes pour cinq notes qui comptent. Cette formule est toujours en vigueur.
Création des finales par engin.
1958 MOSCOU - championnats du monde
L'exercice d'ensemble au sol disparaît. Il est remplacé par un exercice individuel pour lequel la musique est autorisée. C'est alors un pianiste (!) dans la salle qui accompagne les évolutions des gymnastes.
1960 ROME - jeux olympiques
Ces Jeux sont marqués par une nette évolution technique et une prise de risque grandissante : roulade élevée (oui bon d'accooord, comparé à mnt ... maiiis, voilà faut un commencement à tout hein ... dieu n'a pas créé le monde en un jour!) , flic-flac sur la poutre (qui est toujours en bois), rondade, flic-flac et salto au sol (ah ben quand même ;- ).
Cette progression est liée à celle du matériel : les tapis de réception sont plus épais et les praticables légèrement élastiques.
1967 AMSTERDAM - coupe d'Europe
La tchèque Vera Caslavska obtient le premier 10 de l'histoire en finale à la poutre et au sol.
La conception de barres à haubans permet une nouvelle forme de travail à cet appareil.
1968 MEXICO - jeux olympiques
Quelques nouveautés : vrille avant au sol, salto facial à la poutre, salto avant de barre inférieure à barre supérieure (vous voyez qu'on avance !).
1972 Munich - jeux olympiques
Nouveautés : aux barres, le flic-flac arrière (Olga Korbut), le salto avant entre les barres (Yantz); à la poutre, salto arrière groupé (Olga Korbut); au saut, une lune salto avant par une Bulgare; au sol, double vrille et saut de mains salto avant tendu (hééé ça devient plus sérieux ...).
1974 VARNA - championnats du monde
Ludmilla Tourisheva réalise le Tsukahara, saut créé en 1970 par le Japonais du même nom.
1976 Montréal - jeux Olympiques
Qui ne connaît pas Nadia Comaneci ? A 14 ans, elle remporte le titre olympique et obtient sept fois la note parfaite de 10. Coqueluche des médias et du public, Nadia apporte un nouveau style de travail dont maîtrise et perfection sont les principaux qualificatifs.
1978 MILAN
C'est la création des championnats d'Europe juniors, ouverts aux gymnastes âgées de douze à quinze ans.
1979 DALLAS - championnats du monde
Apparition des musiques orchestrées (ça évolue n'est-ce pas), des barres asymétriques en fibre de verre et du premier lâcher de barre en Deltchev alors que les soleils (=volées) se généralisent. Marci Gnaulk réalise la première triple vrille.
Les années 80
Elles sont marquées par la suprématie des pays de l'Est et en particulier de l'URSS qui collectionne titres olympiques, mondiaux et européens.
Seule l'équipe roumaine parvient à deux reprises à se hisser sur la plus haute marche du podium : en 1984, aux Jeux Olympiques de Los Angeles (les Soviétiques étaient alors absentes) et en 1987, aux championnats du monde à Rotterdam.
Si l'on remarque les innovations soviétiques, la fiabilité des Roumaines et le dynamisme des Américaines, n'oublions pas cependant les performances des Allemandes de l'Est et la pureté technique de l'école chinoise. Le rythme des enchaînements s'accélère, le degré de difficulté continue à s'élever, maîtrise et perfection deviennent les clés de la réussite.
Les années 90
A l'aube des années 90, de nombreux changements géopolitiques viennent bouleverser le monde gymnique. Ainsi en est-il de la chute du mur de Berlin, des événements en Roumanie et surtout de l'éclatement de l'Union Soviétique.
Les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 sont marqués par l'ultime apparition de cette équipe unifiée qui remporte avec brio son dernier titre. Un nouveau panorama gymnique est créé : hormis la Roumanie avec Lavinia Milosovici, Gina Gogean et son équipe juniors vainqueur de la coupe d'Europe, les pays de l'Est sont en baisse. À la hausse, les Américaines dont Kim Smeskall et Shannon Miller, championnes du monde 91 et 93, les Chinoises avec Lu Li, championne olympique aux barres asymétriques, les Espagnoles à la cinquième place par équipe à Barcelone. L'écart se resserre et la victoire ne paraît plus le privilège de quelques nations.